Pire que les fanatiques religieux, sur TF1 je découvre les ados nihilistes du Salvador. La Mara Salvatrucha et la Mara 18, plus de 10.000 gamins (sur seulement 6 millions d'habitants) qui tirent à vue les uns sur les autres.
Tout commence à Los Angeles, lorsque la 18 est crée par les hispanisants pour se défendre contre les gangs afro-américains, puis la MS s'est crée au sein des hispaniques pour se défendre contre la 18. Lorsque la guerre des gangs a bien dégénéré, les leaders des deux groupes sont reconduits chez eux. Et là, parmis ces enfants que les parents ne peuvent ni éduquer faute de temps, ni envoyer à l'école faute d'argent, les maras font tâche d'huile. Elles donnent une raison de vivre et de mourir. Et petit à petit la maladie touche les pays voisins.
Le reportage précise que nous sommes dans la grande banlieu des (méchants) USA, les multinationnales viennent ici payer la main d'oeuvre pour une bouchée de pain.
C'est le discours de TF1, re-simplifié par mes soins. Un scénario catastrophe. Du fanatisme même pas religieux pour toute une génération. Remarquez, si les jeunes se tuent entre eux, ça solutionne la question de l'explosion démographique. Puis-je suggerer de modifier culturellement ce mème avant de l'implanter en Inde ? La même éthique OGM.
J'avoue, si j'en parle c'est surtout que j'ai été impressionnée par leurs tatouages. De la tête aux pieds, de véritables oeuvres d'art pour certains. L'une des dernières images, un jeune garçon au visage souriant et aux gestes durs. Il dit qu'il va sortir de prison sous peu et immédiatement se remettre à tuer. Ses mains, son cou et son front sont couverts d'arabesques. Mais sur ses joues, sous son oeil, rien qu'une larme.
# Par Eve, le mardi 25/05/2004 à 02h33 ~ rss ~ Catégorie : Société
Réactions
# Par Eve, le mardi 25/05/2004 à 11h54
Non, je crois pas que la vraie raison soit l'explosion démographique. En fait ça dépend des endroits, mais je pense que c'est surtout la misère et l'absence d'avenir qui crée autant de violence. Faut se méfier des experiences avec les souris, j'ai vu des souris enfermées sans nourriture se manger les unes les autres. Des rats dans les mêmes conditions essayaient d'abord de trouver ensemble un moyen de sortir.
Il y a quelques temps, un ami me disait qu'il était anormal que des gens pauvres comme ça fassent autant d'enfants. Quelques jours plus tard, je tombais sur cet article qui raconte que les femmes du Caire vont bientôt être privées de planning famillial faute d'argent. L'oeuf et la poule peut-être..
# Par EscApe, le mardi 25/05/2004 à 12h22
Tout dépend de ce que l'on entend par "raison". Il y a des raisons d'ordre symbolique, et d'autres d'ordre objectif. On peut appeler les premières des pseudo-raisons, si on part du principe que c'est le niveau objectif qui dirige la nature (mais ce n'est pas si simple, il y a une causalité réciproque, et d'autre part, certaines choses telles que les affects ou les idées contiennent de la référence, et donc sont causales autant symboliquement qu'objectivement).
La causalité réciproque se traduit ici par le fait que : Exploitation de l'homme par l'homme donne Misère donne Surpopulation donne Elimination interne, soit une rétroaction négative du point de vue démographique, qui "tombe bien" puisqu'elle assure la stabilité (à court et moyen termes) du système.
Il faut juste espérer qu'à terme ces gens se révoltent.
Quelle est la référence de l'expérience où l'on scelle les rats ?
# Par Eve, le mardi 25/05/2004 à 12h36
Quand je dis "j'ai vu", c'est que j'ai réellement vu moi-même cette experience qui n'en était pas tout à fait une. Les details des circonstances sont un peu glauques. Sinon oui, d'habitude je cite les références quand j'en ai.
Je suis pas tout à fait sure de souhaiter que ces gens se révoltent, j'aime pas trop les bains de sang. Je préfererais un sursaut d'humanité de "notre" côté pour mettre fin à cette dissymétrie.
Mon soucis actuel c'est que je ne vois pas bien comment toi ou moi on peut agir, mais je vais trouver :)
# Par EscApe, le mardi 25/05/2004 à 12h47
Cette expérience un peu glauque m'intéresse. Mais peut-être ne veux-tu pas en donner les détails sur le web. Je comprends...
Crois-tu vraiment qu'il soit possible de sortir d'une telle misère sans transcender quelque part la souffrance qui-et-qu'elle entretient ? Il y a une phrase d'un philosophe qui dit qu'"émanciper quelqu'un" est le voler, car c'est lui donner quelque chose que nous ne possédons pas et qu'il ne mérite guère de prendre s'il ne fait pas l'effort de le chercher lui-même.
D'autre part, je ne connais pas d'exemple historique où des gens spoliés de tout -et je ne parle pas seulement des gens qui ont beaucoup souffert, mais tout simplement des trois-quarts de la planète- se soient "rétablis" sans au passage foutre en l'air les artefacts qui leur tenaient lieu de chaînes.
Mais il est vrai que la violence seule est négative (dire la violence tout court est tentant, mais cela est facile depuis mes charentaises). Et aussi qu'en brisant des chaînes on a tendance à en forger de nouvelles.
# Par Eve, le mardi 25/05/2004 à 13h39
Euh, si, y'a un bon exemple de révolution sans violence physique : l'émancipation féminine n'a fait aucun mort à ma connaissance, et pourtant en un siècle le progrès est bien réel (en occident).
# Par EscApe, le mardi 25/05/2004 à 13h58
Socialement, la femme occidentale a regagné peu à peu les droits qu'une armée de Saint Jean-Chrysostome lui avait fait perdre. Mais les femmes avaient "un argument de poids", comme Lysistrata qui fait la grève du sexe pour mettre fin à la guerre entre Athènes et Sparte. Je ne vois pas d'équivalent pour les gamins de Johannesburg.
Il est probable que si les femmes se sont "émancipées", c'est parce que les hommes l'ont bien voulu. Ils avaient besoin d'elles pour fabriquer des bombes en 14, ils ont eu besoin d'elles pour faire les stagiaires à café quand la société est devenue une société de services (voir le Japon... qui fait partie de l'occident).
Sans compter que pour la majorité des femmes, s'"émanciper" ça veut dire aller dans des émissions de real-tv où on parle de son ex ou bien lire Biba... J'ai de la sympathie pour la cause féministe, mais toutes n'ont pas le don du wakka...
# Par Eve, le mardi 25/05/2004 à 17h00
Oui et non. Je ne crois pas à la toute puissance de l'homme dominateur qui aurait accordé quelques pécadilles pour des raisons purement utilitaires. Je ne crois pas au chantage sexuel dans le couple, ça voudrait dire entre autre que le sexe est une récompense pour l'homme et pas pour la femme, point de vue machiste s'il en est.
Je crois plutôt à une prise de conscience globale, chez les hommes comme chez les femmes, que les inégalités n'ont aucune raison d'être. Des fois je me demande si on en viendra à bout. Pas "on" les femmes, mais "on" les humains. Quand "on" voit la subtile différence sémantique entre "une sécrétaire" et "un secrétaire" y'a de quoi désespérer. Sauf que quand on regarde le chemin parcouru en quelques générations, c'est assez formidable de penser que tout ça c'est produit dans le domaine du discours et non pas dans le sang. Je n'ai pas d'autre exemple historique en tête, mais c'en est un qu'on oublie trop souvent.
La situation des enfants de Johannesburg ou d'ailleurs est très différente, oui, mais on ne peut pas dire qu'ils n'ont aucun poids. Individuellement, leur situation est pire que celui d'une femme dans son foyer. Sauf que c'est collectivement quelques femmes se sont fait entendre, et qu'il y a eu quelques hommes plus intelligents que les autres pour les écouter. Les très pauvres sont bien bien plus nombreux que les très riches, c'est une pyramide absurde où chacun exploite plus malheureux que lui. Je ne surprends personne en disant que ça ne tient pas debout. Il n'est pas possible que des adolescents ne puissent jamais sortir de leur ghetto alors que d'autres font Paris-New York toutes les semaines ou, plus proche de nous, qu'un patron vaille 1000 fois plus que ses employés.
Le terrorisme est l'une des armes décrite par Pascal Boniface dans le Guide du savoir-nuire à l?usage des dictateurs. La démographie en est une autre. Il y a aussi l'arme nucléaire, de plus en plus répandue même si tout le monde n'a pas la "chance", comme l'Ukraine, de pouvoir se faire inonder d'argent à la simple évocation d'une remise en route d'un réacteur ou deux.
Un autre monde est possible, peut-être. L'altermondialisme est necessaire non pas pour des questions d'éthique mais pour des questions de survie. Le cynisme est une protection, mais pas contre des armées d'enfants qui n'ont pas peur de mourrir.
# Par Escape, le mardi 25/05/2004 à 17h24
Oublions le coup de Lysistrata, c'était surtout pour dire que la situation des gamins des ghettos n'est pas comparable à celle de la femme du macho. Le "chantage sexuel" de l'héroïne n'est qu'une ficelle de la comédie et ne convainc personne.
Maintenant, si on part des prémisses suivantes :
(1) L'homme a une position sociale dominante (nous le disons)
(2) La femme a (re)conquis des droits sans qu'il y ait eu violence (tu le dis)
(3) Le fruit qu'on obtient sans violence est un fruit qu'on nous a bien laissé cueillir (c'est le bon sens)
Alors la conclusion (c) est imparable :
(c) Par conséquent, si les femmes ont (re)conquis des droits, c'est que les hommes les ont laissé faire.
Il est vrai que l'on peut discuter les prémisses elles-même. Pour aller dans l'ordre de caractère problématique croissant, 1°) qu'entend-on par "violence" au juste ? À en juger par l'exemple que tu donnes, c'est une pratique qui entraîne la mort; je ne me placerai pas dans ce cadre : il existe une violence qui ne tue pas, qui contamine... Il existe une violence psychologique... Il existe une violence conjugale, aussi. Si les femmes peuvent enfin lire Biba (mon exemple misogyne de tout à l'heure), c'est parce que d'autres, dans le passé, ont souffert en silence, ou bien pas en silence, justement, et cette liberté a été chèrement acquise. D'où il ressortirait que les femmes ont vraiment dû arracher leurs droits, ok, mais aussi qu'il y a eu violence. Et même possiblement des deux côtés, car même dans une société machiste tu trouveras des femmes dominantes (des impératrices, des viragos, des Messaline) et des hommes dominés (un peu absurde de réduire les choses de cette manière, mais nous schématisons depuis le début de ce fil).
2°) Qu'entend-on par "droits reconquis" ? Il faut bien voir que les femmes dont nous parlons ne sont pas seulement les femmes occidentales, mais la marge bien portante de la société. C'est-à-dire la bourgeoisie, petite ou grande, et une fraction du prolétariat. Dans le sous-prolétariat, la femme est surveillée par ses frères et elle ferme sa gueule. Donc, -ceci est une note paléomarxiste-, le raisonnement ne tient qu'en le restreignant à une certaine couche sociale.
En creusant la chose, on verra que des conditions équivalentes entre Christianisme et Islam, du point de vue de l'idéologie religieuse, ont donné à des époques comparables la même liberté ou le même verrouillage des moeurs. Puisqu'aujourd'hui les deux se distinguent, ceci est la preuve que ce qui fait diverger l'Occident et les pays musulmans est de nature autre, sans doute économique.
3°) Enfin le concept même d'aliénation est problématique, car une aliénation présuppose un état antérieur dont on a été dépossédé. Or, et c'est triste à dire mais c'est comme ça, l'être humain ne semble pas particulièrement rebelle ni vindicatif et s'accomode très bien des diminutions justifiées par l'idéologie que l'on lui inflige. Je ne peux pas croire, effectivement, que la plupart des femmes se soient laissées traiter comme des êtres inférieurs si elles n'avaient pas trouvé, à l'époque, une contrepartie ailleurs (et cette contrepartie peut être diverse et variée). Cela n'est pas seulement vrai de ce cas précis, mais, dans tout système où il y a un dominé et un dominant, il existe des raisons sourdes qui font que le dominé *trouve des avantages* à être dominé. C'est "la servitude volontaire"...
# Par Eve, le mardi 25/05/2004 à 19h18
Oui, c'est schématique, mon article de départ lui-même était une simplification provocatrice.
On manque de vrais éléments. Sur l'histoire du féminisme, j'avais trouvé quelques références (notemment chez les chiennes de garde), mais mes bookmarks ne sont pas bien rangés. Il ne me reste que des arguments diffus issus de mes reflexions à la lecture de différents articles sur le sujet. C'est pour ça que je n'ai pas dis que j'étais sure qu'il n'y ait pas eu de sang, mais seulement qu'il me semblait. En même temps, si des féministes avaient tué des machistes je m'en souviendrais et je ne serais pas la seule.
Je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas eu de violence, mais qu'il est remarquable que ça n'ait pas été véritablement de la violence physique.
Je crois aussi que certains hommes ont laissé faire, et même qu'ils y ont aidé, mais pas uniquement pour des raisons bassement matérielles. Oui, la guerre de 14 a changé la donne. Les femmes ont travaillé pour remplacer les hommes manquants avant et après la guerre. Mon idée, c'est que par ailleurs les réunions tuperware aussi sont subversives. Seul à seule, un mari et une femme peuvent penser que les rôles sont répartis en fonction de leurs aptitudes propres, et par extrapolation se dire que la société est à l'image des traditions familliale. Mais devant des comparaisons concrètes, se rendre compte que ce ne sont pas les mêmes tâches qui échouent à l'un ou à l'autre, et que la seule chose qui est généralisable c'est que le travail des femmes est toujours dévalorisé, c'est autre chose. Si la situation a changé, je crois que c'est avant tout parce que ça heurtait le bon sens.
Et donc, si ça heurtait le bon sens, comment en était-on arrivé là ? Je ne sais pas, on a peu d'exemples différents. Les femmes nordiques sont plus à égalité que les autres européenes, et ce depuis avant la christianisation. Je ne connais pas grand chose des Amazones même s'il semble qu'elles aient vraiment existé. J'avais vu dans un géo un reportage sur une société matriarcale, des cultivatrices de canabis possédant la terre et les maisons et faisant travailler les hommes. Je ne retrouve pas les références dans leurs archives, dommage, ça semblait paradisiaque ;-)
Il y a des théories qui disent que le matriarcat était là avant le patriarcat, mais aucune preuve. Des hypothèses pour dire que le patriarcat est né de la necessité d'apropriation du ventre des femmes par les hommes. Tout ça est assez nébuleux.
Je serais d'accord pour dire que la domination masculine est passée aussi par les femmes, ne serait-ce que parce qu'on constate aujourd'hui que ce sont les femmes qui excisent les petites filles..
Oui, il y a dû y avoir pour les femmes des avantages à être dominées. Le principal frein à la révolte a sans doute été la solitude, c'est assez facile de faire rentrer une ou deux personnes dans le carcan des traditions, de façon lapidaire ou autre.
Je pense aussi qu'il y a eu d'énormes variations d'une époque à l'autre. Pour certain(e)s historien(ne)s, la chasse aux sorcières a avant tout été un genricide directement dirrigé contre les femmes les plus émancipées. C'est un point de vue interessant.
Beaucoup de questions, peu de réponses. La véritable histoire du féminsme est encore à écrire. Ca devrait faire parti du programme d'histoire à l'école. Trop peu de femmes dans les manuels scolaires, j'en reparlerais peut-être quand j'aurais réunis suffisemment d'éléments.
Il reste ma question de fond, je suis sure que la trame du féminisme peut aider à régler les conflis nord-sud en minimisant les pertes, mais je ne sais pas comment.
# Par RED REDAL debbaj ahmed, le samedi 01/10/2005 à 23h00
je m'appelle debbaj ahmed.j'habite à salé je travail à REDAL à rabat au MAROC.
je veux avoir des amis françaises et japonaise pour voyager dan mon congé.
je suis beau ,brun,mon ésprit est propre.
L'année derniere,les gens du quartier ont voté mon nom et jé gagné.
le bureau di syndical aussi jé posé mon nom
jé né pas gagné dan le bureau syndical.
je vai gagné santé=de force tu vas voire la prochain foi.
a la redal tou le monde tu compri tou le monde me respecte
on me respecte,c'est bon.
largent me manque.
je suis pas pauvre.
j'aime voyager à casablanca.
je fais ramadan.
le jour je vais à la REDAL.
la nuit je dors.
ma fame me dit bonne nuit
ma fame veu allé haj.
ma fame veu moi acheté une maison à agdal à rabat.
je fais ma prière
j'aime l'argent pour vivre.
ma fame aussi
je ne sui pa pauvre
je sui vivan avec azman.
le directeur de la REDAL guillaume gilles me conné.
demande lui sur moi et dis si tu conné DABBAJ AHMED il te dira oui je le conné.
guillaume gilles est gentille sérieu comme moi.
je sui propre,mon chef ma donné travailé dans dossier des assurance de red et redal.
je sui beau ma fame me di attention avec lé gens
vote pour moi
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# Par EscApe, le mardi 25/05/2004 à 11h06