
Merci au papillon qui explique et au papillon qui pose.
# Par Eve, le dimanche 12/06/2005 à 13h51 ~ Réactions (3) ~ Catégorie : Poésie
L'escallier vers le ciel ne s'achete pas, il se fabrique.
# Par Eve, le mercredi 27/04/2005 à 15h33 ~ Réactions (4) ~ Catégorie : Poésie
C'est une grande famille,
inquiète,
qui attend.
Dans la citadelle,
els ont encore le net,
et la force d'être assises là,
à attendre.
C'est une petite emprise
qui pousse sous l'Empire,
qui s'accorde et qui danse,
dans la poussière des toiles.
# Par Eve, le samedi 02/04/2005 à 18h59 ~ Réagir ~ Catégorie : Poésie
Les gens un peu sorciers sont ceux qui ne s'habillent pas pareil, qui ne pensent pas pareil, et qui sont heureux quand même.
Il faut un peu de magie pour tenir un équilibre hors des sentiers battus.
# Par Eve, le dimanche 07/11/2004 à 20h34 ~ Réactions (5) ~ Catégorie : Poésie

Un, puis deux, puis trois papillons qui se posent sur les fleurs juste devant la fenêtre. Ils ont été assez gentils pour attendre que j'aille chercher l'appareil photo, ils n'ont pas bougé alors que j'ouvrais la fenêtre grinçante. Pour les gros plans, par contre, ils étaient trop timides.. le temps que je zoome, ils se sont envolés.
# Par Eve, le mercredi 18/08/2004 à 17h29 ~ Réactions (2) ~ Catégorie : Poésie
A moi. L'histoire d'une de mes folies.
Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne.
J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires ; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres d'enfance, opéras vieux, refrains niais, rythmes naïfs.
Je rêvais de croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées, révolutions de moeurs, déplacements de races et de continents : je croyais à tous les enchantements.
J'inventai la couleur des voyelles ! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. - Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction.
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.
Arthur Rimbaud, "Alchimie du Verbe" in Une saison en Enfer, 1875.
# Par Eve, le lundi 29/09/2003 à 17h02 ~ Réaction (1) ~ Catégorie : Poésie
Je ne savais pas que Van Gogh s'interessait à l'astronomie, ni qu'il respectait la fidèlement la place des astres dans les ciels de ses tableaux. Je l'ai appris dans un joli article du monde. Le paysage nocture au levé de la lune a du être fait le 13 juillet 1889, et cette année il sera possible le 13 juillet de voir la pleine lune exactement au même endroit. C'est mignon, non ?
# Par Eve, le dimanche 06/07/2003 à 18h24 ~ Réagir ~ Catégorie : Poésie
Pour ne plus jamais plus vous parler de la pluie
Plus jamais du ciel lourd, jamais des matins gris
Je suis sortie des brumes et je me suis enfuie
Sous des ciels plus légers, pays de paradis
Ô! que j'aurais voulu vous ramener ce soir
Des mers en furie, des musiques barbares
Des chants heureux, des rires qui résonnent bizarres
Et vous feraient le bruit d'un heureux tintamarre
Des coquillages blancs et des cailloux salés
Qui rolent sous les vagues mille fois ramenés
Des soleils éclatants, des soleils éclatés
Dont le feu brulerait d'éternels étés
# Par Eve, le mercredi 21/05/2003 à 12h35 ~ Réagir ~ Catégorie : Poésie
Je suis le seul homme sur la Terre et peut-être n'y a t'il ni Terre ni homme.
Peut-être qu'un dieu me trompe.
Peut-être qu'un dieu m'a condamné au temps, cette longue illusion.
Je rêve la lune et je rêve mes yeux qui la perçoivent.
J'ai rêvé le soir et le matin du premier jour.
J'ai rêvé Carthage et les légions qui dévastèrent Carthage.
J'ai rêvé Lucain.
J'ai rêvé la colline du Golgotha et les croix de Rome.
J'ai rêvé la géometrie.
J'ai rêvé le point, la ligne, le plan et le volume.
J'ai rêvé le jaune, le rouge et le bleu.
J'ai rêvé les mappemondes et les royaumes et le deuil à l'aube.
J'ai rêvé la douleur inconcevable.
J'ai rêvé le doute et la certitude.
J'ai rêvé la journée d'hier.
Mais peut-être n'ai-je pas eû d'hier, peut-être ne suis-je pas né.
Je rêve, qui sait, d'avoir rêvé.
Jorge Luis Borgès
# Par Eve, le jeudi 24/04/2003 à 01h30 ~ Réactions (6) ~ Catégorie : Poésie








