L'Afssa étudie d'éventuels bénéfices pour la santé [..]
La réponse est un "oui, peut-être", mais elle est assortie de tant de nuances qu'elle s'apparente à un "presque non, mais il faut continuer les recherches". [..]
La réponse est un "oui, peut-être", mais elle est assortie de tant de nuances qu'elle s'apparente à un "presque non, mais il faut continuer les recherches". [..]
Hier, j'ai été surprise par l'optique complétement différente de l'article du Figaro :
OGM : le rapport de l'Afssa qui brise les tabous
Alors qu'hier la Confédération paysanne et les Verts estimaient «légitime» d'arracher des plants d'OGM expérimentaux, un rapport de l'Afssa, rédigé par une vingtaine d'experts français souligne ? avec quelques précautions ? que certains OGM pourraient au contraire être bénéfiques pour la santé, en réduisant l'utilisation de pesticides et en permettant la production d'aliments ayant des qualités nutritionnelles améliorées. [..]
Alors qu'hier la Confédération paysanne et les Verts estimaient «légitime» d'arracher des plants d'OGM expérimentaux, un rapport de l'Afssa, rédigé par une vingtaine d'experts français souligne ? avec quelques précautions ? que certains OGM pourraient au contraire être bénéfiques pour la santé, en réduisant l'utilisation de pesticides et en permettant la production d'aliments ayant des qualités nutritionnelles améliorées. [..]
Une étude comparée des textes serait vraiment très amusante, surtout avec les stabilos du reseau-voltaire.
Le figaro décrit les anti-OGM comme des barbares rétrogrades. La journaliste rappele ce que sont les OGM et en présente tous les bénéfices attendus. Puis un second article, le coup de force des «faucheurs volontaires», présente des militants qui arrachent et qui s'égosillent. On cite aussi le colonel de gendarmerie présent sur les lieu : "Je dois vous rappeler que la destruction de biens appartenant à autrui est un délit." Laisser des semences indésirables se répendre dans les champs de ses voisins, je ne crois pas que ça soit autorisé non plus. La loi sur le desherbage existe-t'elle, ou est-ce une légende propre au bocage normand ?
Bref, tout article est biaisé par le point de vue de l'auteur, ceux que j'écris n'échapent pas à cette régle. Moi, c'est la dernière phrase de l'interview dans libé qui m'interresse :
Il serait souhaitable à l'avenir de procéder à une évaluation des bénéfices pour le consommateur. Et pas seulement en termes de santé. Il faudrait aussi évaluer les bénéfices économiques, pour la filière, pour le cultivateur.
On pourra alors voir si le bilan bénéfice-risque est globalement positif, et pour qui.
On pourra alors voir si le bilan bénéfice-risque est globalement positif, et pour qui.
Un début de réponse dans l'introduction du fameux rapport :
[Les producteurs d'OGM] ont fait valoir que d'autres plantes transgéniques, dites de "deuxième génération", pourraient être conçues non pas dans un seul but économique, mais également dans celui d'apporter des bénéfices pour la santé des consommateurs, dans les pays industrialisés comme dans les pays en voie de développement.
Donc pour l'instant, les bénéfices sont surtout financiers. Faire de la recherche sur les OGM, je suis plutôt pour, mais les commercialiser en l'état, sans avoir de recul, et risquer qu'ils se disséminent non.. sauf qu'il est déjà un peu tard. Peu importe, bientot on sera tous pro-OGM grâce à la propagande !
Dommage parce que pour de vrai, à long terme, l'agriculture biologique extensive est aussi une solution. Non seulement contre les méfaits des pesticides, mais aussi contre la surproduction et pour l'entretient des campagnes.
Autre article récent dans le Nouvel Obs (la barre de navigation à droite est pleine de liens).
# Par Eve, le mardi 27/07/2004 à 10h15 ~ Réactions (11) ~ Catégorie : Société
Souvent je repense à cette amie de troisième, à mon effarement lorsqu'elle m'avait dit qu'elle n'irait pas au lycée "parce qu'on avait besoin d'elle à la ferme et que les livres coûtent trop cher".
Les manuels scolaires sont une vraie mane financière pour les grosses maisons d'édition. En 6 ans, mon frère, ma soeur et moi sommes rentrés en seconde dans le même lycée. A chaque fois la liste de livres était un peu différente, tous les ans il y en avait qui ne pouvaient pas être revendus ni à la bourse des livres (propre au lycée) ni chez Gibert-Jeune. Périmés pour un chapitre ou deux, ils se sont entassés chez mes parents.
Plutot que de financer avec de l'argent public une industrie qui n'en a vraiment pas besoin, il me semble que ça serait plus malin d'officialiser un système d'échange entre professeurs. Sur le net, on trouve déjà des fiches méthodiques, des exercices types et des forums d'entraide pour préparer les cours. J'imagine une base de connaissance liée au programme officiel, avec un petit copy-left par dessus, tout le monde en profiterait. Les personnes qui se forment par elles-même, les éléves qui écrivent mal ou pas assez, les aides scolaires ayant besoin de références. Et puis surtout les jeunes professeurs, ou ceux qui changent de section.
Bon, pour vraiment remplacer les manuels scolaires, il faudrait un système d'impression à la demande, au niveau accadémique par exemple. Ou alors remplacer le papier par l'ordinateur, mais ça me semble pas forcement souhaitable à moyen terme. Reflechir aux coûts, en papier et en encre. Voir ce qu'on laisse aux élèves et ce qu'on récupère pour l'année suivante. A vue de nez ça serait rentable, si on prend en compte les livres qu'on ouvre jamais et le nombre de photocopies qui sont déjà distribuées.
Ensuite, se pose la question de la validation des supports de cours. Je suis sure qu'il y aurait plein de gens pour remplir des fiches, mais éviter que ça ne devienne une grosse masse de trucs inutilisables suppose un peu de structure. Cette question est délicate, mais pas insurmontable. Le problème se pose déjà lors de la définition des programmes et la rédaction des examens nationnaux, et puis les professeurs sont d'anciens bons élèves, plutôt disciplinés.
Par ailleurs, il me semble souhaitable que les sites non-officiels, ou locaux, ou propre à un courrant pédagogique continuent à fleurir.
Derrière tout ça, il faut un système informatique qui soit le plus discret possible tout en supportant la charge d'un mamouth, voir deux ou trois si on élargit l'audience comme je l'ai fait plus haut. Il y a là un vrai défit technique, qu'il ne faut pas chercher trop vite à résoudre par des solutions matérielles ou même logicielles. La solution évidente, une infrastructure centralisée, serait beaucoup trop lourde à mettre en oeuvre (et à maintenir).
Je partirais plutôt sur une architecture sémantique adaptée aux programmes scolaires. Pour le web sémantique, c'est un cas d'école interessant. La structure existe déjà en esquisse : les domaines, les types de données et les relations sont assez bien définis. Dans un deuxième temps, il faudrait penser un réseau de confiance pour signaler les données officielles ou approuvées par des pairs. C'est seulement après quelques experimentations sur ce modèle qu'il serait interessant de mettre en place des serveurs institutionnels référençant les contenus validés.
Je me demande si c'est un projet faisable. Et sinon, à votre avis, combien de milions vont être offerts à Hachette par les conseils régionaux dans les années à venir pour des supports qu'on a même pas le droit de reproduire ?
# Par Eve, le lundi 19/07/2004 à 09h56 ~ Réactions (4) ~ Catégorie : Société
Rien de très nouveau : les 35h sont la plaie des entreprises et ça peut plus durer. Surtout, mon bon monsieur, depuis l'Europe à 25 !! C'est si facile de délocaliser. Pensez donc, en Létonie, y'a des gens qui bossent pour 10 fois moins que le SMIC !
Donc alignement vers le bas ?
Le soucis, c'est les maths. Pour attendre le même tarif horaire, 40 heure ne suffiront pas. Une semaine complète sans dormir ça en fait 168, pas 350.. Les létoniens ont de l'avance. Ou du retard, c'est selon.
# Par Eve, le vendredi 02/07/2004 à 23h09 ~ Réactions (5) ~ Catégorie : Société


